Clôture de la conférence internationale de la CEDEAO : Eduard Amoako Asante invite la conférence des chefs d’Etat à rétablir la composition et le mandat des juges de la Cour 

LCR / CEDEAO

 Le président de la Cour de justice de la CEDEAO, Eduard Amoako Asante a prononcé ce jeudi 12 mai 2022, le discours de clôture de la conférence internationale de la Cour de Justice de la CEDEAO sur l’intégration régionale. C’était en présence des ministres des Affaires étrangères du Cap-Vert, Rui Figueiredo et de la Justice, Joana Rosa.

Dans son discours, le Président de la Cour Eduard Amoako Asante a invité les États membres à mettre en pratique les recommandations issues de cette conférence internationale. A l’en croire, il est important que l’Autorité des Chefs d’État et de gouvernement rétablisse la composition et le mandat des juges de la Cour, conformément au Protocole de 1991 relatif à la Cour en augmentant le nombre de juges de 5 à 7 ainsi que leur mandat de 4 ans non renouvelable à 5 ans renouvelable. Il a par ailleurs invité les États membres à mettre en place un mécanisme adéquat afin de respecter les arrêts et décisions rendus par la Cour. « La communauté doit mettre l’accent sur la Cour de justice en facilitant sa saisine aux citoyen.ne.s communautaires sur les questions liées à l’intégration. Aussi, est-il nécessaire pour les pays membres de se conformer aux décisions de la Cour, et pour les pays qui doivent le faire, de nommer l’autorité nationale en charge des décisions de la Cour », a-t-il indiqué. Selon lui, les États membres de la CEDEAO doivent favoriser l’intégration régionale à l’égard des citoyen.ne.s.  « Pour atteindre cette intégration régionale à l’avantage des citoyen.ne.s, il est important d’explorer les voies et moyens pour un meilleur engagement dans le processus d’intégration. Cependant, cela ne peut être réalisé qu’en mettant en place un environnement propice » a déclaré M. Asante. Il a reconnu que l’institution a fait beaucoup de progrès. Cependant, elle doit continuer la mission avec plus d’engagement et de détermination. « Tout ce dont nous avons besoin, c’est de la parfaire. Nous ne devons pas dormir sur nos lauriers », a-t-il conseillé.

Le ministre des Affaires étrangères du Cap-Vert Rui Figueiredo s’est quant à lui félicité de l’organisation de cette conférence dans son pays. « Le Cap-Vert cherche la réalisation de l’intégration complète au sein de la sous-région de la CEDEAO et ne ménagera aucun effort en dépit des défis et difficultés auxquels nous faisons face en tant qu’Etat insulaire », a-t-il déclaré .

Pour rappel, cette conférence internationale de la Cour de Justice de la CEDEAO est placée sous le thème : MODÈLE D’INTÉGRATION DE LA CEDEAO: LES IMPLICATIONS JURIDIQUES DU RÉGIONALISME, DE LA SOUVERAINETÉ ET DU SUPRANATIONALISME. Elle est la 9ème conférence internationale organisée par la juridiction communautaire, après celles de Dakar (2004), Abuja (2004, 2007), Guinée-Bissau (2015), Bamako (2018), Accra (2011, 2019) Lomé (2021).

Depuis Praia,

Comlan Hugues Sossoukpè

traduire »
AllEscort